samedi 13 janvier 2018

Les Entorses, Empire de la Négation

Bomber le torse,

Brandir sa force,

Intimider au nom du pouvoir,

Pouvoir acquis par ruse

Aux yeux de tous sans surprise ;

Pouvoir que de droit on s’octroie

En fermant à tout recours la voie

Ou, ou,

Pouvoir  par la loi conféré

Qu’impose au gens atterrés,

Des responsables à la raison perdue,

Constituent le vaste empire

De l’intolérance, de l’usurpation,

Où par la peur  prolifèrent des régimes d’entorses.



Les entorses, ces pratiques qui ruinent ;

Entorses, manières qui à tout nuisent :

Entorses aux droits,

Entorses au vivre en paix

Entorses aux libres mouvements

Entorses de lire et d’écrire librement

Entorses à la promenade la main dans l’autre

De la femme et de son époux amoureux

Entorses aux peuples de retirer au prince

Le mandat qu’il lui a confié ;

Entorse à la règle qui oblige le retour aux urnes

Entorses  aux droits des femmes ;

Entorses aux droits des enfants

Entorses à l’alimentation du corps

Entorses au respect de la vie ;

Entorses,

Entorses….

Entorses, entorses.



Entorses, empire de la négation

Entorses, cancer qui ruinent la vie

La vie de l’homme,

La vie des populations,

La vie des nations,

La vie du monde

Et nourrit le mal, le mépris, l’hypocrisie….

L’exploitation des faibles nations

A la recherche de leur autonomie de décision

Entorses qui ruinent les petits

Et renforcent les grands dans la toute puissance

Et en fait des forces dont le bonheur des peuples embête

Et qui trouvent dans le malheur des petits leur jouissance.

Daniel TONGNING
13 janvier 2018

dimanche 3 décembre 2017

L'AFRIQUE QUE JE HAIS

L’Afrique que je hais,
Celle du silence,
Celle qui ne s’aime pas,
Celle que les autres peuvent impunément insulter,
Celle qui, sans broncher accepte l’humiliation,
Celle qui aliène sa dignité contre la bonté,
L’Afrique que les autres méprisent ;
Celle de l’indifférence.

L’Afrique que je hais ;
Celle des Africains qui encore, esclavagent
Celle qui vend ses enfants,
Celle qui se tait lorsque les siens souffrent,
Celle des dirigeants qui se taisent lorsqu’en captivité
Ses enfants sont gardés, violés et martyrisés ;
Celle qui oublie sa religion et adopte celle des esclavagistes ;
Celle qui ne sait plus dire bonjour en sa langue.

L’Afrique que je hais,
C’est celle qui, elle-même, se mésestime ;
Celle qui toujours aime dire qu’elle a été colonie,
Celle qui maudit son bourreau mais mange dans sa main ;
Celle qui dit être libre, et aurait voulu être morte
Si elle ne l’était pas, mais se soumet heureux à la servitude ;
Celle qui se complaît dans la compagnie de ses exploiteurs
Celle qui vend son droit contre le confort,
Celle qui, prétextant de sa pauvreté, toujours se complaint 
Celle qui ne se défend pas et sous-traite sa défense ;
Celle des Africains qui refusent la critique,
Torturent ses démocrates, divinisent ses dirigeants ; 
Empêchent les manifestations d’humeur ;
L’Afrique donneuse de leçons et éternelle demandeuse d’aide.

L’Afrique que  je hais,
Celle qui n’invente pas ; ne fait rien pour, et sans projet,
Court vers l’horizon vide d'honneur, mais riche en désolation,
Celle des Africains qui ne jurent que par l’Etranger,
L’Etranger  avec qui ils appauvrissent  la riche Afrique.
L’Afrique qui, comme une fille déshonorée,
Précipitée sur le pavé, se complaint dans la débauche
Comme si elle était la prisonnière de la fatalité.

Jeunesse d’Afrique, ne regarde plus ton nombril ;
Lèves ta tête, ouvres tes yeux et regardes bien ;
Ces gouvernants menteurs, éternels aux pouvoirs,
Complices silencieux de ton malheur !
Ouvres les yeux, écarquilles-les ; regardes le monde et bats-toi,
Ouvre ta bouche, dis et montre ton intelligence, ta force,
Parle et agis en toi, sur toi, dans ton milieu et dans ton pays ;
Défends ta culture, chasse les usurpateurs et prends ta place,
Ton dû dans le concert des civilisations.
Ton bonheur est sous tes pieds ;
Il est partout dans ton pays.

La fuite ne t’aidera pas,
La résignation te détruira 
Et ton ennemi fera de toi son esclave.
Sa religion ne l’en dissuadera pas
Car, il ne craint pas et se proclame bon croyant,
Et pour son âme, donne aux siens l’aumône.

L’Afrique que j’aime, c’est celle qui en tout se libère ;
Celle qui brise toutes les chaînes, 
Sort des prisons, détruit  les  pénitenciers
L’Afrique qui se bat et refuse la pitié,
Celle qui poursuit les esclavagistes et les combat,
Celle qui ne veut plus d’humiliation ;
Celles des Africains qui ne vendent pas leurs frères.
Celle qui est crainte, qui aime  et qui protège ses enfants ;
Celle des matins heureux, de la dignité affirmée et partout défendue.

Daniel Tongning
Le 02 décembre 2017


samedi 21 octobre 2017

Raison d’Etat et Vérité

Dans leur char, et bien haut placés, et malgré ce brumeux couvre-chef
Brouillard  voilant le faîte du mont Cameroun, Les Dieux  tristes,
Regardent ce qui reste du dépeçage colonial organisé de ce pays,
Patiemment réuni par des patriotes de bonne volonté
Mais à présent ruiné par des pouvoirs en divinités organisés
Sorte de gouvernants peu inspirées et aux oreilles bouchées,
A l’orientation critiquable, irritables par toutes réflexion du peuple,
Origine actuel des frustrations et des revendications justifiées,
Et maintenant d’une sérieuse révolte.

Mécontentements exprimés et  jamais pris en considération ;
Frustrations auxquelles s’oppose le mépris de ces  devins ;
Révolte des opprimés accusés de traitrise
Par des seigneurs aux pouvoirs illimités
Et à la domination sans limite sur des vies
Qui leurs fait perdre la réalité et les éloigne de la justice.

La raison d’état, insuffisante pour le bonheur du peuple,
N’est pas opérante lorsqu’il n’y a pas de justice.
L’injustice éloigne du réel, et la défiance est l’autodéfense
Du peuple trompé et martyrisé.
La vérité qui n’épargne aucun domaine
Apprend que qui veut servir le peuple, doit en premier s’accorder
Avec  la réalité, la justice,  et  avec la vérité,
Et sous son autorité, et en son nom, agir pour le bien du peuple.

Daniel TONGNING, 21 octobre 2017.


dimanche 15 octobre 2017

Raison et vérité

Vous dirigez et obéissez à la raison de la gestion.
Votre action, à cause de la raison attriste votre monde,
Et le mal vivre  ruine les actes et les comportements,
Et conduit à l’exaspération et bientôt à la révolte.

Vous dirigez et votre action, obéissant à la vérité
Vous conduit à agir par contradiction,
Et cela trouble le monde qui œuvre avec vous,
Mais réjouit les âmes en quête de la vérité dans l’action.

Le monde à ce moment difficile vous observe,
Voit en  vous l’homme des contradictions.
Ne vous inquiétez pas si par la vérité vous avancez
Et faites le bonheur des gens qui sont par la raison dans la servitude.

La raison n’est que le chemin de la justification des actes,
Le jugement est du domaine de la recherche de la vérité.
Lorsque la raison s’écarte de la vérité, et fait des malheureux.
Soyez prompt, en toute chose et situation, à la recherche de  la vérité.

Car pour le dirigeant, la raison, aussi démonstrative soit-elle,
Ne peut rendre raison de tout, et le vrai ne sera jamais le réel.
La réalité, amie de la vérité, étant indépendante du dirigeant,
Sait que celle-ci est de l’ordre du discours, 
Qu’elle n’est ni fait ni un donné,
Et  que de sa hauteur inatteignable, 
Pour le Dirigeant, elle reste la perfection vers laquelle tendre.



Daniel TONGNING (Octobre 201)


dimanche 17 septembre 2017

Le pays des Tchokos

Pays des lions, pays des gens forts en tout,
Surtout, pays où le tchoko est une mœurs ;
Le fonctionnaire, payé pour servir le pays,
Exige le tchoko pour servir le citoyen
Et s’arrange pour que l’Etat lui paye aussi le tchoko
Au moyen des doubles voire de plusieurs salaires.
Le commerçant ; même lui exige pour vendre, le tchoko.
Cela se passe Afrique, et au pays des lions,  
En tout indomptables, et surtout en Tchoko,
Cette pratique qui veut qu’on paye pour être servi ;
Pour rentrer dans ses droits , même pour vivre.

Le pays des indomptables tchokeurs ;
Le pays où, ne pas tchoker est incompréhensible :
Tu veux respirer ?
Il faut tchoker ;
A l’hôpital, pour être pris en charge,
Il faut donner le tchoko.
Tu entre dans un bar,
Il faut tchoker pour être servi.
Tu entre dans une boutique,
Il faut Tchoker pour acheter une marchandise.

Tu es justiciable et réclame la justice
Tchokes donc pour être entendu.
Tu as tchoké ; tu es entendu ;
Tu veux que de ton côté penche le plateau de la justice,
Donne le tchoko.
Tu veux faire une pièce d’identité,
Tchokes pour que ton dossier soit traité ;
Tu veux créer une entreprise ?
Pour la réussir il faut tchoker.

Tu as de l’argent à la banque,
Pour rentrer en possession  de ton épargne,
Il faut donner le tchoko.
Ne laisse pas ton épargne à la banque,
Tes orphelins ne la toucheront jamais,
Et pour le meilleur des cas il leur faudra laisser la moitié
En tchoko pour rentrer en possession du reste.
Pour toucher sa retraite, le récipiendaire fait des démarches,
Il doit tchoker  s’il veut compter parmi les  heureux.
Le petit fonctionnaire, pour percevoir son traitement,
Doit tchoker.

Tu veux parler à un chef ?
Ii faut tcoker.
Tu n’as pas réussi ta démarche ; as-tu tchoker ?
Celui qui ne réussit pas au pays des indomptables,
C’est celui qui n’a pas tchoké, dit la légende.
Le pays des lions, indomptables en tout, est mal parti ;
Penchez-vous sur son chevet, bonnes gens,
Gens de la bonne honnêteté dépêchez-vous,
Soyez prompts et hardis et n’acceptez pas le tchoko ;
Ne soyez ni tchokeurs ni tchokés.

Daniel Tongning

17 septembre 2017

mardi 12 septembre 2017

Une vie pour une preuve d’amour

Lorsque je dis que je suis amoureux,
On se moque de moi ;
Lorsque je dis que j’ai de l’amour pour quelqu’un,
On se moque aussi.
Les gens perplexes haussent les épaules,
Les incrédules écarquillent moqueurs les yeux ;
Les chambreurs ricanent et grimacent ;
Les curieux me posent des questions,
Vérifient ce que  je  fabule
Et sourient quand cela les amuse.
Celui qui  me croit me chuchote des mots
Comme s’il voulait protéger mon bonheur et dit :
Es-tu vraiment amoureux ?
Aimes-tu vraiment cette personne ?

Lorsque je déclare être amoureux,
On doute et me demande de quoi ou de qui
Lorsque je dis que j’ai de l’amour pour mon prochain,
On doute et me demande pour quelle raison,
Pourquoi pas une autre personne et qu’a-t-elle d’exceptionnel !
Si  j’ajoute que je suis heureux,
Rien ne lèvera le doute.
Il me sera demandé pourquoi ;
Comment cela se fait-il,
Comment en suis-je arrivé là.
Voies-tu, être amoureux dérange
Avoir de l’amour pour l’autre est soupçonneux
Et être heureux soulève des suspicions.

Les amoureux, pauvres gens,
Ont du pain sur la planche.
Ils doivent tout prouver ; tout justifier :
Voilà ce pauvre personnage à qui la famille,
Peu généreuse cependant à son égard,
Exigeait pour lui être aimable, la preuve de son amour.
Il dût  ouvrir sa poitrine pour que l’on vît son cœur,
L’antre de l’amour qu’il porte depuis toujours à celle-ci.
Dès que le sang coula, les entrailles exposées,
Les mains d’étonnements, frappèrent les poitrines ;
Certifièrent qu’il aimait vraiment sa famille.

Le sanglant sacrifice était fait ;.
La preuve était faite.
Il aimait vraiment la famille ;
Une vie pour une preuve d’amour,
Un sacrifice, une preuve irréfutable,
Donnée aux incrédules.

Si et seulement il avait été cru !!
On veut tout voir, tout prouver.
Si la parole avait encore un sens et son pesant d’or,
Si on acceptait que matériellement,
Tout ne peut être prouvé ;
Que l’esprit emporte pour certaines situations,
Qu’il faut juste croire à ce que l’un est et a pour son prochain.

Daniel Tongning

12 septembre 2017

lundi 11 septembre 2017

Parce que l’amour est un grand trésor

Entrer dans l’amour est magnifique ;
Entrer dans l’amour est extraordinaire ;
L’insouciance alors transporte ;
La raison semble vaincue
Et le mot bonheur est ce que sait dire la bouche
Au grand dam du raisonnable discours
Des temps de grands rêves
Qu’on passe en espérant à un avenir radieux.

On ne pense pas, pendant ce temps-là, au magnifique,
Encore moins à l’extraordinaire, ce mystère de la vie
Qui surprend quand la providence a choisi sa victime.
Ô heureuse victime de l’amour ;
 Âme au plus profond de l’amour introduite ;
Qu’avais-tu à te plaindre alors que tes souhaits,
Aux oreilles de la Providence avaient pris places,
Et que ta sincérité avait convaincu l’honorable Esprit
Que l’amour ne suffira pas mais fera ton bonheur ?
Tu aimeras, mais n’oublieras pas la pitance ;
Tu aimeras mais travailleras et chemin faisant,
Tu tendras la main et le comportement livré,
Dira à la cité la personne du bien que tu seras.

Mais l’amour expose aussi ;
Il  est source de bonheur,
Mais il est aussi celle des jalousies.
Le tien, tu en prendras soin ;
Tu le protégeras
Parce que  l’amour est un grand trésor,
Un parfait bien qui mérite une jalouse protection.

Daniel TONGNING

11 septembre 2017